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La beauté et le corps féminin dans l’histoire. 2eme partie

EPISODE 2

Nous continuons donc notre voyage dans l’histoire nous montrant bien que de tout temps des normes ont été imposées aux femmes et qu’elles ont tenté de les reproduire de peur de ne pas plaire et séduire !

Il est bien entendu que ce qui suit concerne essentiellement les femmes nobles et riches et que le peuple était habillé de manière infiniment  plus simple voire misérable.
Les critères de ces femmes correspondraient  plutôt à la Haute Couture de notre époque !

La femme de la Renaissance au XVIIIème siècle

A le Renaissance, la femme parfaite est jeune, belle et saine. Son visage doit être de forme ovale.

La beauté et le corps féminin dans l'histoire. 2eme partie
Mais cette époque est aussi  le retour de la féminité, d’une femme charnelle voire appétissante aux cuisses dodues,
à la poitrine lourde, et embonpoint appétissant.
C’est le temps de Rubens  et du Titien et de leurs canons de beauté sympathiques.

Sous  le règne de Catherine de Médicis, on redécouvre les fards, importés d’Orient : teint diaphane, yeux, cils et sourcils à l’antimoine noir,  vermillon sur les lèvres, les ongles et les joues et même le bout des seins.

On applique la recette du blond vénitien : « S’enduire les cheveux d’un mélange de safran (encore lui) et de citron, puis rester au soleil, la tête couverte d’un chapeau sans calotte pour protéger le visage ».

Pendant le XVIIème  siècle, la beauté correspond à des canons très précis.La beauté et le corps féminin dans l'histoire. 2eme partie

A l’heure du jardin à la française et  de la domestication du naturel  on demande aux femmes d’avoir un teint de lait, une taille très fine, une poitrine imposante, des bras et des mains potelés.

Les femmes se fardent de rouge, symbole de l’amour et de la sensualité, et vont jusqu’à accentuer leurs veines pour souligner leur délicatesse et leur haut lignage.

La beauté et le corps féminin dans l'histoire. 2eme partieMadame de Montespan incarne parfaitement la femme idéale d’alors, le corps est enfermé dans un corset enserrant impitoyablement la taille et faisant ressortir le profond décolleté, la peau est pâle et les lèvres d’un rouge profond. Pour protéger leur teint du soleil, les précieuses de l’époque n’hésitent pas à porter un masque qu’elles tiennent avec leurs dents.

Par contre, ces dames du XVIIe ne se lavent guère. Elles préfèrent cacher leur saleté sous des couches de maquillage et se frottent le corps avec des linges parfumés parce qu’on pense que l’eau est porteuse de maladies ! Ceci comprend aussi l’hygiène intime ( !!!) ce qui explique les odeurs si bien décrites par Patrick Süskind dans «  Le parfum » !

Pendant le XVIIIe siècle, Siècle des Lumières, s’opère une révolution des idées qui touche à tous les domaines, et notamment à celui de la beauté.

Après les excès du XVIIe siècle, structures en bois rendant les hanches plus larges que les épaules et perruques immenses, on revient au naturel avec Jean-Jacques Rousseau.La beauté et le corps féminin dans l'histoire. 2eme partie

On se maquille moins : la femme idéale de l’époque doit avoir un teint de porcelaine aussi naturel que possible, des lèvres douces  mais se collent des mouches qui sont  de faux grains de beauté en velours.
Les cheveux adoptent un style savamment « décoiffé ». La femme n’est plus une beauté statique engoncée dans des costumes trop étroits pour elle. Les tableaux de Fragonard présentent une beauté en mouvement.

C’est Marie-Antoinette qui gambade en robe toute simple parmi ses moutons enrubannés au Petit Trianon.

La femme du XIXème siècle

Pendant ce siècle, il y a deux types de beauté : la belle malade et la petite bourgeoise.

La belle malade, c’est la Dame aux camélias : teint livide, joues creuses, yeux cernés, mélancolique, désespérée, mystérieuse et lointaine en opposition au modèle bourgeois dominant.

La beauté et le corps féminin dans l'histoire. 2eme partieElle boit du vinaigre et du citron pour se brouiller le teint et dort peu pour se faire des cernes sous les yeux. C’était le comble de la vulgarité que d’avoir l’air en bonne santé !

Ces signes de mélancolie et de désespoir, ces physiques correspondent à une femme mystérieuse, lointaine, fantasmée celle des Musset, Lamartine et Victor Hugo.

La bourgeoise, c’est l’épouse vertueuse bien en chair, brune au corps laiteux.

Elle ne doit pas se maquiller mais porte faux-culs, crinolines et corsets. Tant pis pour les côtes brisées et les évanouissements.

Il faut montrer une poitrine et des hanches opulentes comme signes triomphants de la maternité. Les deux ont enfin découvert les bienfaits de l’eau pour se nettoyer et c’est plutôt une bonne nouvelle !

 

Suite la semaine prochaine avec les variations du XXème et XXIème siècle

Retrouvez  ici la 1ere partie de ce voyage à travers le temps. 

Marie France
Marie France
Bonjour, Je suis enseignante en retraite mais aussi mère de famille nombreuse mélangeant harmonieusement enfants biologique et adoptés, tous adultes maintenant. D'autre part, outre la mode pour femme ronde que j'aime et qui me passionne, j'aime lire de tout, connais et écris parfois sur des sujets d'histoire, de philo, de médecine, de sociologie et tout ce qui est culture générale. J'ai aussi pratiqué et animé des ateliers d'écriture, ai écrit de la poéie et ai fréquenté et participé deux ans à des scènes slam.

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