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Bridget Jones 3

Bridget Jones 3Il y a des héroïnes comme cela, qui vous suivent durant une bonne partie de votre vie, qui vous accompagnent dans vos chagrins, vos ruptures sentimentales mais aussi dans vos soirées entres amies.

Bridget en est la quintessence. C’est la girl next door, l’anglaise complètement loufoque, qui possède des amis gays, amoureux d’enfoirés affectifs et un univers complètement culte.

Qui n’a pas été marqué par la scène d’entrée, où vodka en main, la demoiselle se saoule en braillant du Céline Dion, par sa façon de cuisiner plus que douteuse, ou les pulls à tête de renne de son âme sœur, Mark Darcy ?

A l’origine, l’histoire est née au début des années 90 de l’imaginaire d’Helen Fielding, qui fait de la rondouillarde et maladroite Bridget, un personnage phare de la pop culture.

Trois livres et deux films plus tard, allait-on retrouver ce même élan devant les aventures rocambolesques de Bridget ?

Le film est sorti en DVD, donc je vais essayer de ne pas vous spoiler. Avis tout de même aux lectrices fidèles de la trilogie, le film n’a absolument RIEN A VOIR avec le dernier livre sorti l’année dernière.

Celui-ci, (sans en dévoiler les ressorts), avait complètement dérouté les fans qui ne comprenaient pas les choix d’évolution du personnage.

Pour une fois, Hollywood s’est emparé des personnages mais ne les a pas dénaturés.
Le scénario a été complètement réécrit par l’actrice de talent Emma Thompson, qui est aussi devenue un des personnages principaux du film.

Alors, je vais vous donner mes 5 raisons de voir la suite de la franchise Bridget :

N°1 : La verve comique.

Bridget est toujours aussi drôle et se met toujours dans des situations invraisemblables. Elle chute, boit, fait des gaffes incroyables et a déclenché des fous rires incontrôlables dans la salle. Une joie qu’on ne ressent pas à chaque film, mais qui fait se retrouver en osmose complète avec une centaine de femmes, unies par un sentiment de se reconnaître encore, de ne pas être complexée par un personnage cliché. Un bonheur pour les zygomatiques !

N°2 : La parodie de l’univers télé, des hipsters et des nouvelles technologies.

Bridget reste un personnage en décalage avec le monde actuel, qui maîtrise mal les innovations technologiques malgré une nouvelle ambition débordante. L’éternel outsider. «Toute la première partie de Bridget Jones est un délice. Le script est plein d’esprit et les scènes ayant lieu sur le plateau télé s’apparentent à un joyeux foutoir comique» d’après Variety, un magazine anglo-saxon.

N°3 : Le casting masculin.

Hugh Grant ayant renoncé à tourner dans ce nouvel opus, il fallait trouver un nouvel opposant à la relation Bridget-Mark. Tout naturellement, c’est Patrick Dempsey, ancien docteur Mamour de la série Greys Anatomy qui s’est imposé. Je ne vous en dis pas plus, mais ça a été un choix très judicieux, d’après les réactions hormonales de mes congénères féminines à l’apparition de son personnage.

N°4 : La bande-son.

Les précédents films avaient déjà ancré cette comédie romantique dans une playlist d’ambiance très karaoké. Le réalisateur a ici tenté un mélange entre l’univers des années 2000 et des tubes emblématiques (Marvin Gaye entre autres) et les hits de Pharell, Rihanna et Sheeran. Ce mélange hétéroclite perturbe parfois mais ancre le spectateur dans une ambiance complètement nostalgique. Le personnage, qui a évolué en même temps que ses lectrices et spectatrices, reste toujours le même, accro aux chansons marshmallows.

N°5 : La relation moderne, profondément bordélique entre Bridget, Mark et Jack.

Comme l’indique le titre, l’héroïne est enceinte et ignore l’identité du père du bébé. Cette hésitation tient la seconde partie du film et contribue à donner des retournements scénaristiques intéressants. On se demande toujours ce qui se passe après la fin d’une comédie romantique : les personnages vont-ils mener une vie sans histoire, maintenant que leur quête s’est achevée ? Il n’en est rien ici. Bridget Jones 3 montre l’incertitude face à l’amour, les écueils de la vie, et les épreuves que l’on rencontre. Seul reproche : l’aboutissement plutôt traditionnel d’une situation qui aurait mérité une conclusion plus actuelle.

VERDICT : A CONSOMMER, SANS MODÉRATION.

Cara
Salutations à tous ! On m’a baptisée sous le nom très commun de Marie, mais j’ai vite adopté le nom de Cara. Afin de me déguiser mais aussi parce qu’il reflétait davantage mon tempérament méridional. Professeur de Lettres, passionnée par les voyages, je fais partie d’un blog de critiques de cinéma. J’aime passionnément la mode, car elle me permet d’être un caméléon qui se transforme au fil de ses humeurs. Pour vous, j’écrirai sur les sujets qui me tiennent à cœur, qu’ils soient coup de gueule ou coup de cœur. Au plaisir d’être lue et parcourue par vos yeux chers lectrices et lecteurs de Ronde et Glamour.
http://www.ecrandarret.com/

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