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De la bienveillance à la grossophobie !

De la bienveillance à la grossophobie !

De la GROSSOPHOBIE

Dans ce deuxième billet, il est question de faire la lumière plus avant sur ces stigmates dont sont victimes les gros.

Nulle question de personne en surpoids, de « curvy », de ronde, de pulpeuse, d’obèse mais de personnes grosses.

Cessons de faire du politiquement correct ou tout le contraire lorsque la réalité de la stigmatisation, elle n’a pas de barrières.

Nul doute que vous avez déjà eu à connaitre de ces charmantes personnes, particuliers ou  professionnels, qui vous disent « tu devrais perdre du poids, c’est pour ton bien ; tu risques des problèmes de santé » ou pire encore.

Alors en quoi être gros est égal à être en mauvaise santé, en quoi être gros justifierait une absence de prise en charge médicale, empêcherait de faire du sport, de prendre les transports, de sortir, condamnerait à s’habiller camouflé avec des rideaux, en quoi être gros excuserait d’être stigmatisé tout au long de sa vie juste en raison de son apparence physique liée au poids.

Nous l’avons vu lors du précédent article tout cela n’est ni plus ni moins que de la discrimination.

Plus précisément qu’est-ce que la GROSSOPHOBIE ?

Non ce n’est pas la peur des gros, oui oui même si la phobie étymologiquement est la peur.

Ici, il est d’avantage question de la stigmatisation des personnes grosses, de leur inclusion dans la société, de l’inadaptabilité  du mobilier urbain, des vêtements, du corps médical etc.

Il s’agit pour faire simple de l’ensemble des discriminations et stigmatisations subies par les personnes grosses.

A ce jour, près de 50% de la population est en surpoids et 45% des demandeurs d’emploi estiment que ce dernier est un frein à l’embauche et un motif de refus d’emploi, 20% des chômeurs estiment avoir été discriminés à cause de leur poids (rapport du Défenseur des Droits février 2016).

Grande oubliée de la grossophobie, la télévision dans laquelle normalement doit être représentée l’ensemble de la société.
Pourtant pour le CSA, nulle question de corpulence dans les études et pourtant nous pouvons compter sur les doigts d’une main le nombre de personnes grosses sur le petit ou le grand écran.

Pendant longtemps, la lutte contre la grossophobie a été orienté vers le médical ou encore par exemple les transports aériens.

Aujourd’hui, enfin depuis toujours, elle est partout et révolte.

C’est ainsi que le 15 décembre 2017 la Mairie de Paris organisait la première journée de lutte contre la grossophobie dans le cadre de la semaine de lutte contre les discriminations.

Cette journée s’est organisée sous forme de tables rondes autour de professionnels et associations mais également des particuliers touchés de près ou de loin par cette discrimination.
Elle s’est achevée par un défilé mettant à l’honneur des femmes de tout horizon et des créateurs qui pour l’occasion et la première fois ont joué du ciseau pour confectionner des vêtements de taille.

Cette première journée signe le début d’une initiative pérenne de la Mairie de Paris qui à l’aube de 2018 commence un engagement déterminant et déterminé dans cette lutte contre la grossophobie.

Ainsi, des campagnes de sensibilisation seront effectuées : des affiches 4 par 3, des permanences juridiques et des actions de lutte contre cette discrimination.

Cette initiative est le pendant d’une action du collectif associatif GRAS POLITIQUE qui œuvre contre la grossophobie et qui a notamment organisé le 14 janvier « les états généraux de la grossophobie ».

Lors de cet évènement, j’ai eu le loisir de comprendre d’avantage ce qu’est la grossophobie et comment des données initialement statistiques comme l’IMC sont aujourd’hui utilisées pour nous dire que nous sommes gros.

La discrimination commence par l’isolement, par les dictats mais aussi et surtout par nous-même car démunis nous laissons faire.

Lors de cette journée de la détermination, de l’engagement mais surtout de la bienveillance étaient présents.

Une bienveillance qui consiste à dire que nous avons , tout un chacun, le droit d’exister, d’être nous pour ce que nous sommes et non pour ce que la société voudrait que l’on soit.

Ce collectif propose notamment des moments de partage sportifs, culturels mais aussi des tables rondes, groupe de parole et des actions à la fois politique et légales pour dénoncer cette discrimination ambiante.

Alors oui, la grossophobie existe, non ce n’est pas un gros mot pas plus que le mot gros.

La discrimination est à chaque coin de rue dans votre vie quotidienne, à chaque porte que vous franchissez mais ce n’est plus une fatalité.

Un seul mot : AGISSEZ !

De la bienveillance à la grossophobie !
Crédit: Pixabay

 

 

Casperandco
Casperandco
Je m’appelle Audrey, je viens de fêter mes 35 ans printemps et il était temps que je prenne enfin ma plume ou plutôt que je me lance pour la rendre publique. Cette nouvelle aventure au sein de « Ronde et Glamour » sera pour moi l’occasion de vous faire partager ma vision de la vie avec mes lunettes. Parisienne depuis toujours, épicurienne dans l’âme je travaille pour et avec l’humain et j’aime à croire qu’au quotidien ce combat n’est pas vain. Entre littérature, photographie, musique et…chut j’en dis déjà trop ! Pour faire simple ma vie est rythmée par la découverte des autres mais aussi et avant tout de moi-même. J’ai plaisir à sauter dans le grand bain aujourd’hui et le partager avec vous. Si je devais résumer la vie en une phrase : il n’y a de barrière que celle que l’on s’impose !

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